dimanche 1 février 2009

*Pas de fachos dans nos quartiers,

Pas de quartier pour les fachos !*

Dans la nuit de lundi à mardi, des individus ont saccagé la partie collective au rez de chaussée du Pied de Biche (meubles défoncés, tableaux graphités, tentative d'arrachement du compteur d'électricité, vol de la caisse de soutien...). Réveillés par le bruit, les habitants du squat ont distingué un petit groupe « looké » skins s'enfuyant dans la rue... Le squat est ouvert et visible politiquement depuis plus de 6 mois, aucune action des fafs n'avait eu lieu jusqu'à présent. Bizarrement, c'est 2 jours après une soirée de soutien aux inculpés de l'affaire Tarnac, et à un moment où l'on entend beaucoup parler d'eux, qu'ils agissent... En effet depuis quelques mois, les actions à caractères fascistes se multiplient en France et ailleurs.

En décembre dernier, le cimetière d'Arras a été profané. La manifestation du 24 janvier à Paris, en soutien à la bande de Gaza, a vu l'apparition de bandes organisées d'extrêmes droites et d'antisémites musulmans (protégés par les forces de l'ordre...).

En Grèce, les fascistes descendent dans la rue pour affronter les militants anti-autoritaires, syndicaux, étudiants, salariés,... En Russie, ce sont des militants antifascistes qui sont assassinés.

A Reims, lors d'un concert antiraciste, une descente d'une dizaine de personnes cagoulées, armées de battes de base-ball, de poings Américain, de lacrymos... a fait de graves blessés. A Lyon, des manifestants, en lutte anti-répression et lors d'un soutien à un inculpé, se sont battu avec une dizaine de personnes, eux aussi cagoulés, portant des panneaux avec écrit « Gardez Coupat » (militant injustement incarcéré dans le cadre de l'anti-terrorisme et des sabotages de lignes SNCF du mois de novembre 2008). A Marseille, plusieurs descentes de bones head et des Jeunesses identitaires sur un quartier fréquenté par des militants de tout bord…

En région Centre, ce sont aussi des actes qui se multiplient. Une stèle d'enfant juif à Mirabeau profanée, une recrudescence de tags (croix gammées, sigles SS...), des ratonnades répétées sur les lieux de dragues gay, et enfin, dans notre cas, une action de destruction et de saccage du squat.

Les apparitions de l'extrême droite, et plus globalement des mouvement xénophobes, réactionnaires, religieux extrémistes,... se font de plus en plus nombreuses. Les actions des mouvements réactionnaires et radicaux ne sont plus seulement de simples présences dans l'espace public : ils commencent à attaquer nos luttes, en plus d'attaquer nos vies. La complaisance des médias, de l'état et du gouvernement envers ces actes n'est pas un hasard : l'histoire nous montre qu'ils ont su trouver leurs intérêts dans la présence accrue de la réaction fasciste dans la rue et dans les luttes.

En mettant en place des mesures d'exceptions ou en écrasant les droits fondamentaux, sous motif de combattre un terrorisme « anarcho-autonome », l'état exacerbe les tensions sociales et donne pour cible tout mouvement contestataire à l'ordre établi. Une fois cette tension posée et l'opinion de la population (ou plutôt des médias) approuvant la répression sociale, il est facile pour les fachos de nous attaquer. Et comme l'état applique d'autre part des lois xénophobes, il est encore plus facile pour eux de se montrer sans craintes.

Depuis maintenant un certain temps, les partis politiques de droite se font l'écho des revendications de l'extrême-droite institutionnelle. Il est donc logique que les groupuscules radicaux, anti-parlementaristes, s'attaquent frontalement aux luttes sociales et de résistance. Il est à craindre qu'ils ne s'arrêtent pas à barrer la route aux seuls militants révolutionnaires... Nous ne nous laisserons pas faire et nous n'hésiterons pas à répliquer, par la violence s’il le faut. Nous appelons également tous les militants à la vigilance et à la riposte.

Au lendemain de la forte mobilisation sociale et salariale du 29 janvier, et à la veille d'une année qui promet d'être socialement mouvementée, il se pourrait que nous ne soyons pas les seuls à devoir constater que la vermine est toujours là, et qu'elle agit de plus en plus. La lutte des classes passe aussi par la lutte antifasciste.

/*Le fascisme c'est la gangrène : on l'élimine ou on en crève !*/

Le Pied de Biche

44 rue Lamartine

Tours

Réunion du collectif antifasciste 37 ce mardi 3 février à 19 h 00 au squat le Pied de Biche.

dimanche 19 octobre 2008

Le CAF fête ses deux ans!

Le 29 octobre 2006, le Collectif Anti-Fasciste de Touraine appelait à se réunir et à manifester contre Le Pen à la Grange de Meslay.

Le 29 octobre 2008, le Collectif Anti-Fasciste de Touraine appelle à manifester contre la venue de Sarkozy à Tours.

Une date et deux mobilisations pas si éloignées que ça... et le combat est loin d'être fini.

C'est dans ce cadre que le CAF fête ses deux années d'existence. Rendez-vous est donc pris le samedi 1er novembre au squat "le Pied de Biche" (44 rue Lamartine) pour fêter cela.

Au programme bonne humeur, musique et projection du doc "Antifa, chasseurs de Skins" (bande annonce) de Marc-Aurèle Vecchione à 20h


Rendez-vous à 19h, amenez votre boire et votre manger, puis on partage!

Contact: antilepen29octobre@no-log.org

29/10/08: Manif Contre la Venue de Sarko

Contre Sarkozy et sa politique

Le 30 octobre prochain, Nicolas Sarkozy s'invite à
Tours.



N'avons-nous pas un message à lui faire passer ?
Sarkozy et son gouvernement nous ont promis une amélioration de
nos conditions de vie.

Nous ne pouvons faire aujourd'hui que le constat d'un échec.
Nous le vivons au quotidien : prix de plus en plus chers, conditions
de travail dégradées, services publics démantelés, une éducation de
moins en moins accessible et la solidarité qui s'éteint.
De plus, nos libertés s'amenuisent et le contrôle sur nos vies
augmente : exigences administratives de plus en plus fortes,
généralisation du chage, présence accrue des forces de l'ordre,
prisons pleines à craquer...

Ce qui nuit aux uns profite aux autres !

La politique du gouvernement n'avantage qu'une minorité déjà
aisée, alors que les laissés pour compte sont les plus nombreux.
Sarkozy incarne ce système en crise,
refusons de sombrer avec lui !

Battons nous pour une vie meilleure !

Manifestation

le mercredi 29 octobre

Départ en face du Palais Omnisport au Sanitas à 18h

Cortège festif, prises de parole, concerts...

jeudi 18 septembre 2008

Pour signer contre Edvige, c'est là!

La fête continue à Joué...


Les policiers devront dédommager leur victime

En 2003, trois fonctionnaires du commissariat de Joué-lès-Tours avaient transformé leur collègue en souffre-douleur. Ils devront lui verser 45.000 euros.


La chambre civile de la cour d'appel d'Orléans vient de confirmer le jugement qui avait condamné trois policiers du commissariat de Joué-lès-Tours à dédommager leur victime. Comme les premiers juges, les magistrats se sont appuyés sur des expertises médicales de la victime mettant en évidence « un état de décompensation sévère de la vie psychique s'exprimant par des phobies, attaques de panique récurrente, répétition de passage à l'acte suicidaire ».


Brimades à répétition

Dans leurs attendus, les magistrats ont noté « que la victime ne souffrait pas des troubles constatés avant la commission des faits ».
Suspendus de leurs fonctions puis révoqués de la police, ces trois anciens fonctionnaires avaient été mis en cause dans une affaire d'agression sexuelle aggravée.
On reprochait à ces trois policiers des brimades. Les faits s'étaient produits en septembre 2003 où une adjointe de sécurité était devenue le souffre-douleur de deux gardiens de la paix et d'une femme brigadier. C'est le médecin de la police qui avait jugé bon de transmettre un signalement au procureur de la République de Tours.
A l'issue de ces faits, en grande souffrance, l'adjointe de sécurité a dû être très souvent hospitalisée.
Deux des trois fonctionnaires poursuivis avaient déjà été condamnés à deux ans de prison dont six mois fermes. Leur supérieure, une brigadière, avait écopé d'une peine d'une année ferme pour complicité et abus d'autorité.



Nouvelle République, 18 septembre 2008
Renaud Domenici

mardi 16 septembre 2008

C'est la fête à la municipale




Un "petit chef" était accusé d'exhibition et de harcèlement moral sur
deux subordonnés.


"Vous avez donné une image épouvantable de la police municipale et il
serait compréhensible que le public adopte une attitude déplaisante
lorsque vous aurez affaire avec lui."
Hier, devant le tribunal correctionnel de Tours, le procureur,
M.Lorrain, a parfaitement résumé le sentiment de dégoût qui s'est dégagé
des six heures d'audience consacrées à ce dossier.
Un sous-chef d'un poste de la police municipale était prévenu
d'exhibition sexuelle et de harcèlement moral sur deux subordonnés.
Et de part et d'autre de la barre, ce sont des panières de linge très,
très sale que l'on s'est lancées à la figure. Hormis avoir fait subir
les derniers outrages aux ours du jardin botanique, on s'est
mutuellement accusé de toutes les perversions et de tous les manquements
à l'attitude qui sied à la fonction.
On a aussi entendu une malheureuse femme de ménage s'y reprendre à trois
fois, de peur de perdre son travail, pour raconter comment le prévenu
s'était exhibé devant elle, en plein poste de police.
Et un policier a révélé avoir été violé par ce même chef lors d'une
beuverie, alors qu'il vomissait dans les toilettes.
Les deux fonctionnaires qui s'étaient constitués partie civile ont
soutenu avoir été sollicités à plusieurs reprises afin de céder aux
propositions du prévenu.
Ce que ce dernier a réfuté en bloc, renvoyant ses contradicteurs à leurs
faiblesses professionnelles. Il fut question d'une nuit passée à
ramasser des escargots plutôt que de patrouiller, ou à dormir sur une
chaise jusqu'au matin. Pour le prévenu, les plaintes des deux hommes
relevaient du complot afin de faire échouer une procédure d'adoption
entreprise avec son épouse.







UN VOCABULAIRE A LA HAUTEUR DE LEUR RÉPUTATION

L'audience entra alors dans une dimension quasi cosmique avec même
l'évocation d'un ancien élu condamné pour des agissements
particulièrement révoltants.
Et puis, tout le monde pouvait en témoigner, le chef était un homme à
femmes auprès desquelles il n'allait pas par quatre chemins avec un
vocabulaire à la hauteur de sa réputation.
De quoi le blanchir de tout soupçon d'homosexualité. Des débats à ne pas
mettre entre toutes les oreilles, au point que la présidente en perdit
un instant son langage habituellement châtié.
Parce que dans la police municipale, on aime "les plaisanteries lourdes
habituellement en vigueur dans le milieu masculin".
Il est toutefois des "plaisanteries" qu'un quotidien, même inaugurant
une nouvelle formule, ne peut rapporter...
Constatant que les plaignants n'avaient jamais varié dans leur
déposition mais que le prévenu avait entre les mots reconnu les faits
devant sa hiérarchie, le procureur requit 36 mois de prison avec sursis.
Le jugement a été mis en délibéré au 23 octobre.


Nouvelle République, 16 septembre 2008
Michel Embareck